Centre Éducatif Fermé (CEF) : Tout ce que vous devez savoir [Guide 2025]

Les centres éducatifs fermés (CEF) sont des établissements gérés par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) destinés à accueillir temporairement des mineurs sous main de justice.
Créés en 2002 par la loi Perben II, ils constituent une alternative à l’incarcération et offrent un cadre éducatif structuré et contraint.
Cet article présente de manière claire et rigoureuse le fonctionnement, les missions et les acteurs des CEF, à destination des professionnels de la justice des mineurs et des candidats aux concours d’éducateur PJJ.
Un CEF, qu'est-ce que c'est ?

Un centre éducatif fermé est un établissement géré soit par la PJJ, soit par une association relevant du Secteur Associatif Habilité (SAH).
Ces associations gèrent certaines structurent et sont contrôlées par la PJJ qui s’assure qu’elles respectent certaines normes.
Environ 2/3 des CEF sont gérés par des associations, les autres sont gérés directement par la PJJ.
Ces structures accueillent des mineurs âgés de 13 à 18 ans. Souvent, ces structures se spécialisent sur une tranche d’âge particulière : 13-16 ans et 15-18 ans.
Cela permet de ne pas mettre en contact des mineurs avec un écart d’âge trop important, par exemple un jeune de 13 ans avec un autre de 17 ans passés.
Créés par la loi du 9 septembre 2002 (dite Perben II), ces établissements proposent une prise en charge intensive dans un cadre fermé juridiquement, c’est-à-dire que le jeune ne peut quitter l’établissement sans autorisation.
Toutefois, le cadre reste éducatif : les CEF ne sont pas des lieux de détention, mais des structures où l’on favorise l’accompagnement vers la réinsertion.
Les mineurs qui y sont placés peuvent l’être dans trois cadres particuliers :
1 : Ils font l’objet d’un contrôle judiciaire avec une obligation de placement
2 : Ils font l’objet d‘un sursis probatoire avec une obligation de placement
3 : Ils font l’objet d’un aménagement de peine et effectuent leur peine de prison ferme dans un CEF, ils sont ce que l’on appelle « sous écrou ».
Si un jeune fugue, il risque grandement d’être incarcéré.
S’il fugue alors qu’il est dans le cadre d’un aménagement de peine, cette fugue est considérée comme une évasion et constitue un délit punit de trois ans d’emprisonnement pour un majeu


